« Passera, passera
La dernière, la dernière
Y restera ».
Certaines rondes, pratiquées encore aujourdhui, évoquent des croyances mythiques.
Dans la ronde du pont, deux participants forment avec leurs bras une arche sous laquelle doivent passer les joueurs en chantant. Le joueur qui se trouve sous larche au moment où la chanson ne joue plus doit choisir entre le soleil et la lune, le paradis ou lenfer, lorange ou le citron. Selon son choix, il se place derrière la personne qui forme larche. Lorsque tous ont défilé, le jeu reprend entre les deux groupes ainsi formés, jusquau moment où tous les joueurs se retrouveront du même côté de larche.
Pour se protéger des esprits maléfiques de certaines divinités terrestres et aquatiques, quelques peuples anciens sacrifiaient hommes ou femmes et les enterraient dans les fondations avant de construire un pont. La ronde servait peut-être à choisir les sacrifiés. Au Moyen-Âge, un côté du pont représentait le bien et lautre, le mal.